Technique instrumentale à l’usage des débutants


Préparation de l’instrument

  • Fixer le bocal face à soi dans le corps du saxophone (le soprano n’a pas de bocal, il est fait d’un seul tube !)
  • Prendre une anche convenable (forces 2 à 2 ½ pour les débutants, 3 à 4 pour les confirmés), humecter de salive l’anche, placer l’anche sur la table du bec. La ligature enfoncé sur le bec serre le talon de l’anche (sans exagération !), l’anche bien en place ne doit pas déborder du bec ni d’un coté ni de l’autre, sans non plus dépasser l’extrémité du bec !
  • Enfoncer le bec sur le bocal, l’anche placé dessous le bec !
  • Accrocher le saxophone à la cordelière ou le collier passée autour du cou, par l’anneau réservé à cet usage.
  • Monter progressivement l’instrument, par le réglage de la cordelière ou du collier, jusqu’à ce que la pointe du bec soit à hauteur de la bouche.


Accord

  •  Pour s’accorder, il faut enfoncer le bec sur le bocal ou le tirer vers soi : on enfonce le bec si l’on est trop bas afin de raccourcir le saxophone, on tire le bec si l’on est trop haut afin d’allonger le saxophone.


Comment tenir l’instrument

  • Les saxophones soprano et sopranino se tiennent comme une clarinette, pour les autres saxophones on utilise une cordelière ou un collier passée autour du coup afin de suspendre le saxophone.
  • Le saxophone alto se joue face à l’instrumentiste, légèrement incliné vers la droite alors que le ténor et baryton se jouent plus nettement inclinés vers la droite de l’instrumentiste.
  • On place le pouce de la main gauche sur le bouton (généralement noir) disposé sur la partie supérieure de corps du saxophone, le pouce de la main droite sous le butoir placée sur la partie inférieure du corps du saxophone. Les doigts légèrement recourbés sans exagération.
  • La pointe du bec se trouvant à hauteur de la bouche.


L’embouchure

L’embouchure est l’étape ou l’on va mettre le bec dans la bouche, de l’embouchure dépend la qualité de la sonorité et de la justesse. Cette étape, très importante, doit être travaillé devant un miroir avec beaucoup de sérieux :

  • Inspirer profondément, puis laisser retomber les épaules sans rejeter l’air inspiré.
  • a) Retourner la lèvre inférieur sur les dents.
    b) Placer le bec sur la lèvre inférieur retournée.
    c) Appuyer les dents de la mâchoire supérieure sur le biseau du bec. Les incisives supérieurs doivent être à 1 cm environ du bord du bec. Le saxophone doit tenir fermement sans bouger.
    d) Baisser la lèvre supérieure sur le bec en entourant parfaitement le bec (attention aux fuites d’air sur les cotés de l’embouchure). Tendre les lèvres sans crispation en "cul-de-poule", c'est à dire comme pour prononcer la voyelle "U", en creusant légèrement les joues.
  • Remonter la langue de manière qu’en se voûtant légèrement elle plaque l’anche contre le bec et obstrue le passage de l’air.
  • Envoyer l’air dans la bouche sans gonfler les joues en pressant l’air le ventre. L’anche étant plaquée contre le bec aucun son ne doit être émis. Vérifier dans le miroir la bonne position des lèvres : sourire sans crispation, les joues ne doivent pas être gonflées.


L’émission du son

  • Retirer la langue comme pour prononcer "tââââ...". L’air ainsi libéré fait vibre l’anche, un son est normalement produit (pas forcément une note, ne vous décourager pas !)


L’interruption du son

  • Remonter la langue contre l’anche, sans cesser de souffler. Jouer plusieurs sons à la suite sans respirer entre chaque son.

La qualité du son dépend du travail de votre embouchure et de la manière d’envoyer l’air dans le saxophone. On souffle dans un saxophone comme s’il on voulait raviver la braise d’un feu de cheminée. Avant chaque attaque de son, on se doit de respirer profondément sans lever les épaules et sans précipitation. En musique il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation.


Merci de votre visite. Mise à jour mai 1999.